Quelles aides sont disponibles pour les travaux de rénovation énergétique ?

Les aides financières concernent exclusivement les travaux visant à améliorer la performance énergétique de votre logement (isolation, chauffage, ventilation, etc.).
Certaines sont attribuées sous conditions de ressources, afin de soutenir en priorité les ménages aux revenus modestes. D’autres sont accessibles sans condition de revenus.
Ces dispositifs ont pour objectif de faciliter le financement de vos travaux et d’encourager l’amélioration durable de votre logement !

1. MaPrimeRénov’

L’aide principale pour améliorer l’efficacité énergétique de votre logement est MaPrimeRénov’ (MPR). Cette prime de l’État est destinée aux ménages français et varie selon leurs revenus. Elle concerne les logements construits depuis plus de quinze ans et permet de financer des travaux de rénovation énergétique, comme l’isolation, le chauffage ou la ventilation.
Il existe deux parcours adaptés aux besoins des foyers : la rénovation par geste, pour des travaux ponctuels, et la rénovation d’ampleur, pour des projets plus complets.
Les foyers sont classés en quatre catégories de revenus : très modestes, modestes, intermédiaires et supérieurs. Cette classification se base sur le revenu fiscal du ménage et le nombre de personnes qui le composent. MaPrimeRénov’ est ainsi un dispositif incontournable pour réduire vos factures d’énergie, améliorer le confort de votre maison et valoriser votre bien immobilier.

Les deux parcours correspondent au nombre de lots de travaux éligibles réalisés :

  1. Le parcours par geste est celui qui prend en compte une rénovation énergétique d’un seul lot de travaux éligible. Tous les logements sont éligibles quelque soit l’étiquette énergétique du DPE. Les ménages des revenus supérieurs sont exclus. L’isolation des murs (par l’intérieur ou par l’extérieur) et les chaudières biomasse (bois et granulés) ne sont plus éligibles.
  2. Le parcours d’ampleur consiste à effectuer une rénovation énergétique multi lots, avec au moins 2 lots énergétiques d'isolation (ou plus) et une amélioration de 2 lettres minimum sur l’étiquette énergétique avant et après travaux. Seuls les logements énergivores sont éligibles avec les lettres E, F et G du DPE.
    Pour ce parcours, l’audit énergétique et l’accompagnent par MonAccompagnateurRénov (MAR) sont obligatoire.

👉 Mon Accompagnateur Rénov (MAR) : un acteur clé de la rénovation énergétique !

Les MAR peuvent être :

  • des organismes publics d’information,
  • des opérateurs-conseils agréés comme Soliha, Urbanis ou Citémétrie,
  • mais aussi des acteurs privés tels que les architectes, les auditeurs énergétiques agréés, ou les bureaux d’études thermiques (BET).

👉 Leur mission principale :

Le Mon Accompagnateur Rénov accompagne les ménages dans leurs projets de rénovation énergétique.
Son rôle couvre plusieurs aspects :

  • technique : choix des travaux et solutions adaptées,
  • administratif : gestion des démarches et des aides,
  • financier : montage du plan de financement,
  • social : accompagnement des foyers selon leur situation.

Le MAR doit réaliser ou faire réaliser un audit énergétique du bien à rénover dans le cadre d’un parcours d’ampleur de MaPrimeRénov. L’audit énergétique indique un état des lieux de la maison à rénover avant travaux avec l’étiquette énergétique. Trois scenarios de travaux sont proposés avec également une étiquette énergétique pour chacun. Le ménage choisi le scenario qui correspond à son budget et son souhait de performance énergétique pour la rénovation. Pour chaque scenario, l’audit détaille les prestations de travaux nécessaires, le coût des travaux, la performance énergétique atteinte, les économies d’énergie réalisées et les aides éligibles.

2. Les Certificats d’Economie d’Energie

Les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) sont des aides financés par les producteurs et fournisseurs d’énergies fossiles, pétrole, gaz… Ce sont des primes accordées en fonctions des travaux réalisés selon une fiche d'opération standardisée qui détermine les économies réalisées. Ces fiches sont définies par le Ministère de l’aménagement du territoire et de la transition écologique. Chacune correspond à un type de travaux énergétique.

Le montant de la prime CEE est lié à l’énergie économisée. Tous les ménages sont éligibles, le critère des ressources n’est pas pris en compte. Le bien immobilier doit être construit depuis plus de deux ans. Les bâtiments résidentiels sont tous éligibles, les résidences principales comme les résidences secondaires. Les bâtiments tertiaires peuvent également bénéficier des CEE.
Lorsque les certificats d’économie d’énergie sont cumulés à MaPrimeRénov’, les ménages doivent faire la demande des CEE en plus de MPR dans un parcours par geste de MaPrimeRénov. Dans le cas du parcours d’ampleur, les CEE sont intégrées au forfait global d’aide.

3. L’Eco-Prêt à taux zéro

L’Eco-Prêt à taux zéro (Eco-PTZ) est une aide accordée par la banque pour un prêt à taux zéro dans le cadre de travaux énergétiques. Pour un seul lot de travaux l’aide est de 15 000 € (7 000 € pour le changement des menuiseries), pour deux lots l’aides est de 25 000 € et pour trois lots et plus l’aide passe à 30 000 €. Dans ces trois cas, la durée du prêt à taux zéro est de 15 ans. Pour une rénovation globale performante avec MPR d’ampleur et/ou un audit énergétique l’amélioration énergétique doit représenter un gain de 35 % sur l’étiquette énergétique. Dans ce cas, le prêt à taux zéro est de 50 000 € maximum sur 20 ans. Pour l’une ou l’autre des formules d’éco-PTZ, la demande doit être faite auprès de la banque avec les formulaires de prêt à taux zéro.

Le prêt à taux zéro dans le cadre d’une acquisition d’un bien ancien (existant) peut également être accordé. Il est similaire au prêt à taux zéro pour la construction neuve car il est éligible selon les revenus du ménage primo accédants et selon la zone de résidence principale. Le prêt à taux zéro et plafonné à 50 % du montant de l’opération immobilière avec l’obligation de réaliser des travaux pour un montant de 25 % du montant de l’opération immobilière et un objectif d’amélioration énergétique. Comme pour l’Eco-PTZ, se sont uniquement les logements qui sont éligibles au PTZ ancien. La composition et les revenus du ménage sont pris en compte pour le calcul ce cette aide. Seuls les logements qui sont sur une commune dont la zone et B2 ou C, sont éligibles.

À savoir :

→ Pour toutes les aides il est important de valider l’éligibilité du logement. 15 ans d’ancienneté pour MPR et 2 ans d’ancienneté pour les CEE et l’Eco-PTZ. Pour la réalisation des travaux, l’entreprise de rénovation lorsqu’elle est contractant général doit être certifiée RGE en projet global de rénovation et les artisans sous-traitants doivent tous être qualifiés RGE selon leur métier.

→ En France, plusieurs taux de TVA s’appliquent aux travaux . Dans le bâtiment, le taux de 20 % concerne la construction neuve. Il s’applique à une maison individuelle, une extension ou une surélévation.
En revanche, la rénovation classique bénéficie d’un taux réduit à 10 %. Ce taux concerne les travaux non énergétiques. Par exemple, il inclut l’électricité, la plomberie, le carrelage ou la peinture. Il couvre aussi les travaux d’aménagement et de décoration intérieure.
De plus, les travaux de rénovation énergétique profitent d’un taux encore plus avantageux. L’État fixe chaque année la liste des lots éligibles. Ces travaux bénéficient d’une TVA réduite à 5,5 %. Ainsi, les ménages réduisent directement le coût de leurs travaux énergétiques.
Cependant, vous devez respecter une condition essentielle. Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans. Sans cette ancienneté, vous ne pouvez pas appliquer les taux réduits de 10 % ou 5,5 %.

Les aides régionales :

→ En complément des aides nationales, les collectivités territoriales proposent des aides locales à la rénovation énergétique. Elles soutiennent les travaux afin de réduire les consommations d’énergie et d’améliorer la performance énergétique des logements.
Cependant, ces dispositifs locaux imposent des conditions d’éligibilité précises. Les travaux doivent concerner la rénovation énergétique et figurer parmi les opérations éligibles. De plus, certaines collectivités appliquent un plafond de ressources par foyer.

Que vous déposiez un dossier auprès d’une commune, d’une communauté de communes, d’un département ou d’une région, les montants d’aide et les critères d’attribution varient selon le territoire. Vous devez généralement faire établir un devis par un professionnel qualifié avant de déposer votre demande.
Après validation, la collectivité verse la subvention locale au bénéficiaire ou directement à l’entreprise en charge des travaux.
Enfin, ces aides locales à la rénovation restent cumulables avec les dispositifs nationaux comme MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ou encore la TVA à taux réduit.

→ Pour accorder des aides en rénovation, il faut que les entreprises de travaux soient certifiées Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Plusieurs régions de Maisons France Confort sont certifiées Certirenov RGE pour les projets complets de rénovation. Cela permet de vous accompagner pour l’obtention des aides pour votre rénovation. Vous pouvez retrouver nos agences certifiées dans l'annuaire des professionnels RGE sur le site internet France Rénov : https://france-renov.gouv.fr/annuaires-professionnels/artisan-rge-architecte